PhilP14 a écrit : ↑jeu. 17 sept. 2026, 21:34
C'est quoi par exemple la surproduction "loisirs" sur CFR-TLS, CFR-NCE ou CFR-MPL desservies par V7
V7 n'est pas que des destinations loisirs, c'est aussi des destinations affinitaires ou business...
Il faut analyser dans la globalité, Volotea est bien une compagnie loisirs, c'est son coeur de marché depuis toujours, et c'est aussi son problème avec des avions qui volent très peu l'hiver. Nantes, sa plus grosse base, 8 avions basés et 1 avion Spare, 47 lignes, 1 seul ligne "business" avec 2 vols par jour, NTE MPL, et encore, c'est plus du loisirs/affinitaires.
En saison été IATA:
2 vols par semaine CFR MPL (Lundi et vendredi) = affinitaire loisirs, la clientèle business prend un vol à ORY, CDG ou NTE.
4 vols par semaine CFR NCE: Lundi mercredi vendredi dimanche. La clientèle business prend du AF via LYS.
4 vols par semaine CFR TLS: lundi jeudi vendredi dimanche. Ca reste à destination affinitaire loisirs, une clientèle business peut faire l'aller retour jeudi vendredi. Air France propose plus de flexibilité.
Les lignes business Volotea (hors lignes subventionnées) sont très rares, ce qui n'est pas étonnant vu son arrivée tardive sur le marché, les lignes interessantes sont déjà prises par la concurence.
Bonjour,
NTE MPL, on dépasse largement le loisir et l'affinitaire. Il faut 5h30 en train. Mon frêre par exemple, fait l'AR 2 fois par mois pour aller voir ses équipes dans les bureaux de Nantes. J'ai l'impression qu'il est très loin d'être le seul
Je confirme, je prends la ligne plusieurs fois par mois entre Nantes et Montpellier et c est un mix business/ loisir
Je pense que cette ligne est l'une des liaison qui marche le mieux chez Volotea
Je confirme, Volotea est LA ligne qui transporte le plus de pax sur l’entièreté de son réseau. Le taux de remplissage annuel atteint environ 88% en 2024.
Même hors vacances scolaires et au milieu de la semaine, les rotations atteignent aisément les 80%, prouvant que la demande affaire et forte.
Avant Covid, EasyJet voulait se placer sur l’axe MPL-NTE mais cela ne s’est jamais concrétisé.
CNT9Y a écrit : ↑jeu. 17 sept. 2026, 18:55
On commence à voir enfin la crise de surproduction arriver dans le segment loisirs. Tous les opérateurs se sont surspécialisé depuis 20 ans sur du tout vacances et loisirs de manière moutonnière sans trop penser au limites réelles de ce segment.
Une fois qu'on a cramé tous ses jours de congés et son budget vacances, ça ne sert plus à rien d'ajouter toujours et encore plus d'offres. Personne ne peut partir en vacances toute l'année. Même les retraités.
Le pseudo change, le discours obtu, généraliste et moralisateur subsiste !!
C'est quoi par exemple la surproduction "loisirs" sur CFR-TLS, CFR-NCE ou CFR-MPL desservies par V7 sans aucune concurrence et à l'année ?
V7 n'est pas que des destinations loisirs, c'est aussi des destinations affinitaires ou business...
Les aigreurs et autres nostalgies du temps jadis vous font toujours perdre raison !!
Il n'y a pas de moralisation dans ce message. C'est le constat d'un principe de base en micro-économie, quand les consommateurs se retrouvent saturés d'offre sans avoir de besoin supplémentaire à couvrir.
Le trafic domestique est forcément moins exposé à la surproduction touristique. Les destinations que tu cites verront leur demande décroître moins vite.
Beaucoup de compagnies aériennes européennes ont l'air de ralentir fortement leur programme pour la saison à venir, particulièrement sur certaines destinations touristiques comme les Canaries.
À budget fixe moyen par passager, l'augmentation du prix du billet induit inévitablement une chute de la demande. La demande hivernale touristique est plus volatile que la demande estivale. Si on renonce à partir loin en vacances, les vacances d'hiver sont plus facilement touchées que les vacances d'été, surtout au départ de pays moins froid comme la France.
L'hypothèse que j'émets est celle d'une offre trop abondante de sièges vers des destinations touristiques après 20 ans d'augmentation presque sans discontinuer (hors COVID).
Volotea a mis le paquet sur les îles grecques et les Canaries notamment. Elle réduit beaucoup les Canaries en ce moment.
La réduction des canaries par Volotea, cause ou conséquence ?
Volotea s'est beaucoup développé sur des destinations orientées pur tourisme.
Or, il est bien difficile de remplir toute l'année des avions vers les îles grecques / la Sardaigne, Sicile, Minorque, et j'en passe.
Ces destinations s'arrêtent donc pour l'hiver.
La solution, pour occuper les avions l'hiver est de trouver un équivalent pour ne pas que les avions restent tout l'hiver au sol, c'est de trouver des équivalents touristiques pour l'hiver.
Où Volotea a-t-il coupé des vols vers les canaries ?
- Brest (Lanzarote / Tenerife) : La base va fermer, donc contrainte opérationnelle
- Bordeaux (Lanzarote / Fuerteventura & Tenerife) : Le nombre d'avions basé va passer de 3 à 1
- Lyon (Lanzarote / Grande Canarie) : Le nombre d'avions basé va passer de 3 à 1
Je précise que Volotea ne fait aucun vol en W depuis la France vers les canaries, qui ne sont desservies que depuis leurs bases.
Si on prend les bases sans suppression d'avions basés :
- Marseille : Grande Canarie
- Strasbourg : Lanzarote
- Toulouse : Lanzarote / Grande Canarie
En regardant dans le détail, même si aucune réduction d'avions basés dans ces aéroports n'a été annoncée, ils sont également impactés par cette réduction de la voilure.
Prenons l'exemple de Marseille, les vols Brest-Marseille étaient opérés par l'avion basé à Brest. Or Brest n'ayant plus d'avion, la rotation sera dorénavant opéré par un avion basé à Marseille.
Il faut donc "faire de la place" pour pouvoir conserver ces vols, si on souhaite les conserver bien sûr.
Ce que je veux dire, dans ces suppressions de ligne, il n'y a pas forcément qu'une question de surcapacité, mais aussi d'arbitrage entre plusieurs destinations.
Il y a aussi bien sûr la question du coût du kerosène qui entre en ligne de compte, et qui fait que certaines lignes ne sont plus rentables (ou si elles ne l'étaient pas déjà avant, deviennent un vrai poids financier).
Dernier point, les rotations vers les canaries sont longues.
Pour un AR Brest-Tenerife, l'avions quittait Brest à 14h45 et revenait à la base à 22h55, les samedis l'an passé.
L'avion part donc pour 8h sur une seule rotation.
Un Brest-Marseille, on est sur un AR en 4h15 (14h40-18h55 le dimanche cet hiver).
On peut donc faire plus de rotation avec le même avion, et on vent donc moins de billets.
Donc les canaries en surcapacité ? Peut-être pas tant que ça.
Victimes de la réduction du nombre d'avions ? Probablement
Victimes d'arbitrages ? Probablement
Victimes d'une rentabilité trop basse ? Probablement
Victimes d'une baisse de budget des voyageurs ? Probablement
Les raisons sont multiples, et je n'énoncent que celles auxquelles je pense de premier abord.
Il y en a encore d'autres qui peuvent être liées à d'autres facteurs.
Difficile de parler de surcapacités, plutôt d'une compagnie en difficulté pour de multiples raisons qu'une crise du prix du kérosène et des conséquences associées a encore plus fragilisée... Elle doit maintenant rationnaliser pour survivre.
Quoiqu'il en soit, l'an prochain, ce sera des destinations méditerranéennes qui seront coupées un peu partout.
Ce n'est que le début pour Volotea, l'ajustement n'a été répercuté sur leur site que sur l'hiver prochain.
Il y aura de la casse aussi pour l'été prochain...