Easyjet Switzerland à Genève

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Rwandair Express
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Re: Easyjet Switzerland à Genève

Message par Rwandair Express »

Ils ont jusqu'au 26 Juin 2026 pour proposer une offre aux autorités Anglaises. Ceci dit, il y a quand même des obstacles. La société Castlelake étant Américaine, elle ne peut pas prendre plus de 50% des parts. Elle doit donc trouver un partenaire Européen.

Ça parle de Lufthansa, IAG, AF KLM ou MSC

https://www.zonebourse.com/actualite-bo ... dedd8ff026
https://www.zonebourse.com/actualite-bo ... d8d088f52c


Il y a un article ici en libre de service d'un journal Suisse

Quelles conséquences pour Genève si Easyjet était rachetée?


Castlelake, un fonds américain, étudie une éventuelle offre de rachat de la compagnie d’aviation. Easyjet réalise près de 50% des vols de Cointrin.

[.....]


Billets plus chers et moins de vols

Les vols low cost pourraient-ils diminuer? L'aéroport de Genève flirte avec des records de fréquentation et frôle parfois la saturation aux heures de pointe. Avoir le droit d'y faire décoller ou atterrir un avion à une heure précise, ce qu'on appelle un «créneau», vaut donc de l'or. Aujourd'hui, Easyjet propose beaucoup de vols pour remplir ses avions à bas prix.

Demain, le nouveau propriétaire pourrait changer de tactique: il réduirait volontairement le nombre de vols, mais garderait les meilleurs horaires, soit le matin tôt et le soir. Comme il y aurait moins de sièges disponibles, les prix des billets grimperaient en flèche. «Faire monter les prix en réduisant le nombre de vols est une pratique connue dans le secteur aérien, mais l'impact est négatif pour le consommateur: moins de choix et des billets plus chers», confie l’analyste financier.

Easyjet a décollé en Bourse cette semaine. Castlelake, un fonds d'investissement présent dans l'aviation, pourrait lancer en juin une offre publique d'achat (OPA) sur la compagnie d'aviation. Le groupe financier américain a reconnu être «aux premiers stades d'examen d'une éventuelle offre de rachat». Le conseil d’administration d'Easyjet a, lui, qualifié cette approche de «hautement opportuniste».

Quelles seraient les conséquences potentielles pour l’aéroport de Genève, où Easyjet est fortement ancrée? Trois scénarios pour mieux comprendre les enjeux.

Vente d’avions et délocalisation

L'idée principale est que le fonds américain chercherait à faire de l'argent rapidement. Comment? En vendant tout d’abord les propres avions d'Easyjet pour ensuite les relouer. «Aujourd'hui, Easyjet est propriétaire de la plupart de ses avions, ce qui est rarement le cas dans le secteur aérien, et la compagnie aérienne dispose de fortes liquidités», rappelle un analyste financier, soucieux d’anonymat, qui suit le secteur de l'aviation.

Selon lui, le fonds Castlelake pourrait être tenté de vendre ces avions «pour récupérer du cash» et se verser des dividendes. Et comme le groupe américain est spécialisé dans le leasing aéronautique, il pourrait servir d’intermédiaire et relouer ces mêmes avions à Easyjet. Cette dernière verrait alors son endettement grimper.

Ce ne serait pas neutre pour Easyjet. «La compagnie, qui avait passé la pandémie sans aide d'État grâce à ses réserves, se retrouverait lourdement endettée, à l'image d’Air France ou de Lufthansa», rappelle l’analyste. D’après lui, cette fragilité financière menacerait directement l'emploi chez Easyjet à Genève en cas de crise économique ou aérienne future.

Ensuite, le groupe américain chercherait à limiter les coûts. La stratégie pourrait-elle consister à réduire la taille de sa base genevoise? Dans ce cas, les appareils A320neo les plus récents pourraient être redéployés vers des aéroports européens où les coûts salariaux sont plus faibles, et où les autorités n'imposent pas de couvre-feu restrictif, comme c’est le cas au bout du lac (avec des amendes pour les décollages après 22 h).

Le risque n’est pas à négliger. «C’est là que le vrai danger réside pour Genève et son aéroport urbain, et ce particulièrement si les atterrissages aussi ne deviennent plus possibles après 22 h, sous la pression des habitants», explique Philippe Meyer, spécialiste en aéronautique. Une rotation quotidienne supprimée pèserait sur la rentabilité d’Easyjet, qui calcule ses coûts au plus juste. «Un point à surveiller», ajoute-t-il.
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Xorry_GVA
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Re: Easyjet Switzerland à Genève

Message par Xorry_GVA »

L'approche de Castlelake est tout à fait spéculative et à ma connaissance, il n'y a meme pas de discussion formelle entre les parties à ce stade meme si le code des fusions et acquisitions anglais force maintenant Castlelake à faire une offre.

Castlelake peut trouver une solution très simple concernant la part de 50%. Tout d'abord, 50% peut tout à fait lui suffire. Ensuite, elle peut faire un "joint bid" avec un partenaire Européen.

A mon avis, Castlelake n'a pas l'intention de changer le modèle de EasyJet ne de la démanteler. Elle a plutot intéret que la société continue de fonctionner car elle est une contrepartie importante de son business de location d'avions.

Castlelake pense simplement que EasyJet est sous-évaluée et voit un risque faible d'achat meme avec un premium par rapport à la valeur de marché. Si j'étais Castlelake, j'achèterai EasyJet et vendrait tous les avions qu'elle détient à ma filiale leasing pour ensuite les louer à EasyJet. Castlelake aurait ainsi fixer la valeur des avions tout en gardant le business d'EasyJet. Meme si celui-ci ne valait plus rien, Castlelake aurait recouvert son investissement grace à la vente des avions à sa filiale.

Je ne crois pas du tout à une offre de Ryanair ou IAG pour des raisons de concurrence et de manque de synérgies. LHG a suffisamment de problèmes actuellement. Je pourrais penser à AFKL comme seul partenaire potentiel.

Concernant Genève, pas de soucis à se faire.
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