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TUI à LILLE

Posté : dim. 10 mai 2026, 07:13
par Nin-Nin
De La Voix du Nord :
Par Jean-François Soleri
Chef du service économie
Publié: 8 Mai 2026 à 11h52 Temps de lecture: 3 min

« Lille est un aéroport stratégique pour nous. C’est l’aéroport sur lequel on est numéro 1. TUI France est le premier tour-opérateur. Quelles sont nos forces ? C’est le seul aéroport en France où on base un avion qui est dédié à 100 % pour nos clients et qui est utilisé pendant toute la saison été », précise d’emblée Julien Stéphan, directeur transport et stratégie aérienne. Comment en est-on arrivé là, alors que d’autres aéroports en dehors de Paris (Bordeaux, Lyon, Nice, Toulouse) sont bien plus développés que Lesquin ?

TUI France dispose d’un réseau d’agences performant. « C’est autour de Lille que l’on a la plus grosse concentration d’agences TUI sous notre marque, poursuit Jean-Baptiste Delsuc, directeur du tour-operating. On en a 26 qui sont dans le périmètre de Lille. Et ce sont les agences les plus performantes de tout notre réseau. Dans le top 10, on en a 7 qui sont dans la région. » Avec Dunkerque à la première place nationale. Le climat joue aussi, évidemment : « La région des Hauts-de-France, c’est une région qui a beaucoup plus de clients potentiels qui partent en vacances dans le sud de l’Europe que les régions du Sud, qui ont déjà un climat qui est assez satisfaisant et des mouvements sans doute un peu plus restreints », poursuit Jean-Baptiste Delsuc.

De nouvelles lignes initiées par TUI
« Chaque année, on demande à des compagnies aériennes d’ouvrir de nouvelles lignes pour proposer de nouvelles offres, poursuit Julien Stéphan. C’est le cas de Volotea, qui a ouvert une ligne vers Burgas, en Bulgarie. Pourquoi la compagnie espagnole a-t-elle choisi cette destination ? Burgas, sa cathédrale, son musée ethnographique, sa douceur de vivre et… son club Marmara sur la mer Noire. TUI dessert sa destination, Volotea remplit ses avions et l’aéroport se développe : tout le monde s’y retrouve. « On prend de tels engagements dès que la compagnie considère qu’elle n’a plus que 40 % ou 50 % de son appareil à commercialiser », précise Jean-Baptiste Delsuc.

Les gros enjeux pour réussir la saison
Corollaire de ces engagements et de ces diversifications : les enjeux pour TUI France sont considérables au départ de Lille. « C’est notre risque aérien en région le plus gros en dehors de Paris, confirme Julien Stéphan. 40 % des sièges en région sont achetés à Lille. Donc, si ça fonctionne bien, ça va nous aider à faire une très bonne saison. Et si on ne performe pas, on n’est pas bien ». La guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février, est également venue perturber le début de saison : la hausse du prix du pétrole impacte les choix estivaux tandis que certaines destinations ne sont tout simplement plus envisageables.

« Aujourd’hui, le prix n’est plus le seul levier, il y a un fort besoin de réassurance, confirme Christophe Fuss, directeur général de TUI France. Nous constatons une vraie demande pour des destinations perçues comme plus sûres. Dans ce contexte, la flexibilité devient un critère déterminant. » Tui France propose ainsi aux voyageurs, sous certaines conditions, de modifier leur date de départ et leur destination, jusqu’à 15 jours avant le départ. « L’objectif est de libérer l’esprit du client et de faciliter le passage à l’acte d’achat des vacances », poursuit le DG. TUI France propose 25 destinations au départ de Lille, dont les plus prisées depuis le début de la guerre : la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Maroc et la Tunisie.