Pas pour faire du chantage et raconter n'importe quoi. Je me fous de qui a dit ça que ça soit le medef, lfi, le ps, LR, EELV, en politique mentir a des conséquences néfastes et peu importe le parti. Et ce qui est triste c'est que les gens ne vont s’arrêter qu'aux titres, ne vont pas aller faire de recherches. Il y a heureusement des médias qui creusent la question et qui font fit d’appartenance politique
L'article ici résume très bien les choses. Oui il peut y avoir des conséquences sur les PME qui bossent pour Airbus (on parle de 800 sous traitants), oui le maire a un pouvoir sur le foncier, mais non le maire ne peut pas décider de virer Airbus, c'est juridiquement impossible. Et pour Airbus si ils veulent partit, juridiquement et économiquement le coût serait énorme. D'ailleurs Airbus n'a pas besoin de LFI pour supprimer des postes.
Si La Gauche a réussi à faire un score aussi élevé, il faut que le maire sortant se pose des questions pour le coup. Sachant que Toulouse est une ville ancrée à droite depuis des décennies. Et que le taux de participation était de 56,50 %. Donc plus de la moitié des electeurs et trices
https://resultats.elections.toulouse.fr ... emier-tour
Certains passages ont retenu mon attention
https://lessentieldeleco.fr/6409-airbus ... nicipales/
Le premier obstacle au récit de l’exode est géographique. Airbus SAS, siège opérationnel du groupe, est implanté à Blagnac. Airbus SE, entité légale mère, est enregistrée à Leyde, aux Pays-Bas. Les quelque 700 hectares que couvrent les principaux sites industriels de l’avionneur se répartissent entre Blagnac, Colomiers et Cornebarrieu — trois communes distinctes de Toulouse-ville, avec leurs propres maires et leurs propres compétences d’urbanisme.
Cette réalité réduit mécaniquement le périmètre d’action d’un hypothétique maire Piquemal : il ne délivre pas les permis de construire à Blagnac, ne décide pas de la politique foncière à Colomiers, n’intervient pas dans la gouvernance de l’aéroport Toulouse-Blagnac, dont la concession relève de l’État et de la région. Le maire de Toulouse est juridiquement absent des sites stratégiques d’Airbus.
La structure capitalistique confirme et prolonge cette réalité. Airbus SE est une société de droit néerlandais, cotée en bourse, dont les principaux actionnaires institutionnels sont la France (10,83% via la Sogepa), l’Allemagne (10,82%) et l’Espagne (4,08%). Les décisions industrielles — implantation, volume de production, emplois — appartiennent au conseil d’administration européen et aux États actionnaires. La crise Covid-2020 en a fourni la démonstration concrète : c’est le gouvernement français qui a mobilisé un plan de soutien de 15 milliards d’euros à la filière, et c’est Airbus SE qui a décidé de supprimer 3 378 postes à Toulouse dans le cadre d’un plan mondial de 15 000 emplois — sans que la couleur politique de la mairie n’ait joué le moindre rôle dans l’un ou l’autre de ces choix.
Le maire de Toulouse dispose de leviers réels mais précisément délimités : délivrance des permis de construire sur le territoire communal, orientation de la politique de mobilité, fixation de la taxe foncière, commande publique et subventions aux acteurs économiques locaux. Ces compétences ne sont pas négligeables, mais elles s’exercent à une échelle sans commune mesure avec les décisions stratégiques d’un groupe industriel européen.
L’agitation autour d’un hypothétique départ d’Airbus s’inscrit dans une tradition bien établie de mobilisation économique en campagne électorale. Elle remplit des fonctions précises : pour le maire sortant, présenter la gauche radicale comme un danger économique existentiel afin de maximiser les reports de voix modérés ; pour le Medef, exercer une pression préventive sur les candidats de gauche pour infléchir leurs programmes ; pour certains médias régionaux, reformuler en termes économiques concrets des inquiétudes politiques plus abstraites.
Les risques réels d’une victoire Piquemal-Briançon ne résident pas dans un exode d’Airbus mais dans la fragilisation potentielle des 800 sous-traitants qui forment le véritable tissu vivant de l’aéronautique toulousaine, dans le signal fiscal envoyé aux investisseurs et dans la capacité de la coalition à tenir ses désaccords internes sur des dossiers d’infrastructure aussi structurants que la LGV. Ce sont ces enjeux concrets — modestes à l’échelle d’Airbus SE, déterminants à l’échelle des PME locales — qui constituent le vrai débat économique de cette élection.