Volotea
Re: Volotea
Le problème c'est aussi qu'on finit par oublier que le principal intérêt de l'aérien n'est pas en premier le prix bas des billets mais la rapidité du déplacement. Lorsque l'avion se bat contre les cars ou le train, il finit par s'épuiser financièrement. Ce n'est pas parce que les gens peuvent payer cher un smartphone ou d'autres biens non substituables que cela signifie qu'ils ont le même argent à mettre pour aller de Caen à Toulouse. Ce qui est non substituable avec l'avion ce n'est pas structurellement le prix, c'est le gain de temps qu'il procure. Donc pour accepter de payer cher l'avion, il faut que l'avion fasse vraiment gagner du temps (sur Caen-Toulouse c'est incontestable) mais aussi que le client valorise cher son gain de temps. Rationnellement, ça n'est pas le cas de tout le monde. Entre Toulouse et Caen (et toute autre ligne domestique) on trouve des gens pour qui il est parfaitement acceptable d'y "perdre" une journée en voiture ou en train. Ils ne prendront l'avion que s'il est moins cher et que la fréquence correspond à leur besoin de déplacement. C'est très très compliqué. Mais c'est méritoire que Volotea s'y soit risquée.
Re: Volotea
Au-delà des liaisons transversales domestiques et du choix des « petites » métropoles, le parti pris originel de Volotea étaient les Boeing B717-200 de 125 sièges qu'ils avaient pu récupérer aux États-Unis pour une somme relativement modique.Mica76 a écrit : ↑lun. 7 sept. 2026, 12:31 Le problème c'est aussi qu'on finit par oublier que le principal intérêt de l'aérien n'est pas en premier le prix bas des billets mais la rapidité du déplacement. Lorsque l'avion se bat contre les cars ou le train, il finit par s'épuiser financièrement. Ce n'est pas parce que les gens peuvent payer cher un smartphone ou d'autres biens non substituables que cela signifie qu'ils ont le même argent à mettre pour aller de Caen à Toulouse. Ce qui est non substituable avec l'avion ce n'est pas structurellement le prix, c'est le gain de temps qu'il procure. Donc pour accepter de payer cher l'avion, il faut que l'avion fasse vraiment gagner du temps (sur Caen-Toulouse c'est incontestable) mais aussi que le client valorise cher son gain de temps. Rationnellement, ça n'est pas le cas de tout le monde. Entre Toulouse et Caen (et toute autre ligne domestique) on trouve des gens pour qui il est parfaitement acceptable d'y "perdre" une journée en voiture ou en train. Ils ne prendront l'avion que s'il est moins cher et que la fréquence correspond à leur besoin de déplacement. C'est très très compliqué. Mais c'est méritoire que Volotea s'y soit risquée.
La capacité était plutôt idéale pour cibler des marchés relativement plus petits que ceux des autres low-cost.
Si le 717 allait inévitablement devoir tirer sa révérence, passer au 319/320 a été selon moi l'erreur qui a mis la compagnie dans la même catégorie que les autres.
La compagnie n'avait pas les moyens d'acheter neuf des nouveaux modèles comme l'Airbus A220-100 qui aurait été idéal pour eux ; sans même évoquer les défauts de jeunesse de ce modèle.
Sur le marché de l'occasion, seuls les vieux 319/320 étaient disponibles. Ils sont donc allés là-dedans par défaut semble-t-il.
Peut-être que les choses auraient été légèrement différentes avec une flotte de 221/223 ou 290/295.
Re: Volotea
Encore fait il qu'ils aient pu acheter des modules plus petits et plus économes moins chers que ce que leur coûte la flotte de 319/320. Pas gagné.