Low-Cost & Tourisme de Masse

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lyonaf
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par lyonaf »

Mickaël O'Limite a écrit : mar. 9 juil. 2024, 12:27 Oh non non, nul besoin d'entrer dans de telles considérations. C'est juste la charte du forum et la courtoisie des débats. Elle est écrite en langue française. Je n'y ai rien vu en latin.
Je n'ai aucunement manqué à la charte du forum et j'ai traité avec aménité les propos d'un forumeurs.

Ce n'est pas moi qui entre dans des considérations, c'est vous qui avez fait un signalement inutile.

Pour moi, fin de parenthèse et retour au sujet d'un forumeur qui défend et justifie la charte écrite en français mais post en anglais !
Mickaël O'Limite
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Mickaël O'Limite »

Je pense que c'est la première année où je vois autant de protestation contre le surtourisme. Le problème est enfin vraiment mis à l'agenda. Le tourisme avait échappé aux questions environnementales et sociales. On est en train de se rendre compte qu'il est une source très importante et en pleine croissance de menace écologique et d'exclusion sociale, dans ses excès.
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VISCOUNT
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par VISCOUNT »

Gosselies a écrit : mar. 9 juil. 2024, 08:58 "Le tourisme, un vecteur de l'économie wallonne"
https://www.rtl.be/actu/belgique/societ ... cle/688701
Etienne Claude, directeur général de VISITWallonia, était notre invité ce mardi dans le Bel RTL Matin. Au micro de Christophe Deborsu, il est revenu sur l'importance du tourisme pour l'économie du sud du pays.

Nous avons interrogé notre interlocuteur sur l'importance du secteur touristique pour l'économie wallonne. "On a 60.000 emplois qui sont non-délocalisables. On a une valeur ajoutée au niveau de l'économie qui se situe à cheval entre l'agriculture et tout ce qui est milieu industriel, secteur de la construction. Donc on est vraiment un des vecteurs et on insiste sur ce côté économique. Le tourisme ce n'est pas que de l'amusement, ce sont aussi des entrepreneurs", avance-t-il.

Si c'est compliqué de chiffrer précisément, Etienne Claude estime à 16 millions par an le nombre de visiteurs des attractions touristiques wallonnes. Parmi ces 16 millions, à peu près la moitié viendrait d'au-delà des frontières belges.

Si on ne vous veut plus à Athènes, venez en Belgique, on vous y accueille à bras ouverts ! (n'oubliez pas votre parapluie).
oui mais est-ce que la Wallonie et les Wallons pâtissent du tourisme de masse dans leur pays :?: ....j'en doute :mrgreen:
même Ryanair qui dessert massivement la Wallonie à Charleroi ne vend pas vraiment la destination mais plutôt Bruxelles , donc une autre région , et a même fait renommer l'aéroport en Brussels South (ex Charleroi-Gosselies)
intheair
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par intheair »

Peut être devrait on arrêter de faire la confusion entre tourisme de masse et surtourisme.
Le tourisme de masse n’est pas choquant en soi, certaines destinations attirent énormément de touristes et cela représente une part importante de l’économie.

Cela peut-être une ville (Paris, Venise, Rome…) un site particulier comme le Mont Saint Michel, une zone balnéaire soit saisonnier (Baléares) soit annuelle (Canaries) ou de montagne (fortement fréquentée en hiver, moyennement en été).

Le soucis est quand le tourisme ne permet pas ou plus aux autres activités d’exister.
Si les logements sont transformés en locations de vacances au lieu d'héberger les habitants tant les inclusifs que ceux qui vivent d’autres activités.

Au lieu de vouloir restreindre, interdire, contraindre, le mieux serait de réguler.
La mairie de Barcelone veut interdire la location de logements aux touristes. Cela est intéressant.
La population sait que le tourisme est utile chez elle, mais qu’il reste à sa place, dans des hôtels voir résidence hôtelieres.
Sans oublier d’avoir des logements pour les habitants.

Cela s’appelle de l’aménagement du territoire et de la responsabilité des élus locaux.
Le transport aérien n’est pas le problème, il ira la où ses passagers peuvent aller et sejourner.
Aux autorités locales de prendre les mesures nécessaires et aux électeurs de choisir ceux qui répondront à leurs attentes.

A propos de Barcelone et de la Catalogne, il semblerait que hors tourisme l’économie locale me se porte pas si bien.
D’où l’urgence de prendre des mesures à Barcelone pour permettre à la ville de respirer et s’ouvrir à d’autres activités.
https://youtu.be/QL2gKOBSCuY?si=k5WJfIP2Rs0NYkNT
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Mickaël O'Limite »

Le tourisme de masse désigne l'évolution prise par tourisme dans de nombreux pays industrialisés dans les années 1960, quand la masse de la population a pu voyager et soutenir le secteur économique du tourisme, grâce à la croissance du pouvoir d’achat, la généralisation des congés payés, et des moyens de transports et d'hébergement plus accessibles, une "massification" qui a fait émerger le souhait de son évolution vers le tourisme durable.
RÉAU Bertrand, 2011, Les Français et les vacances. Sociologie des pratiques et offres de loisir, Paris, CNRS, 235p.


Les premières pratiques touristiques remontent au XVIIIe siècle, avec la noblesse et la haute bourgeoisie. L'industrialisation émergente au Royaume-Uni a permis à une petite minorité de personnes très aisées de se libérer du temps pour leurs loisirs. Les motivations étaient diverses et notamment médicales, avec la croissance de la pollution de l'air dans les grandes villes induites par le début de la Révolution Industrielle. On venait assainir ses poumons en bord de mer. L'eau de mer était aussi prescrite à des fins thermales.

Les premières stations balnéaires on vu le jour en Angleterre, généralement à quelques heures des grandes villes industrielles : Blackpool, Bournemouth, Brighton, Eastbourne, Scarborough, etc. Le modèle s'est ensuite déployé dans le reste de l'Europe continentale.

Même si l'arrivée du chemin de fer avait opéré une première vague de massification, les trente glorieuses et les congés payés ont vraiment massifié le tourisme au cours des années 1960. Le transport aérien a augmenté les distances parcourues de manière considérable en plusieurs phases.

C'est à partir de cette période, par beaucoup de marketing et de publicité qu'on nous a imposé certains modes très précis de consommation touristique dans nos imaginaires : Le voyage à longue distance (500 km et plus) et des clichés comme le parasol à la plage, le palmier/cocotier, etc.

L'imaginaire balnéaire et héliotropique est clairement celui qui s'est le plus imposé. D'autres clichés se sont aussi imposés de manière plus secondaire, le ski, la ville musée, etc.

Le low-cost a été le dernier booster qui terminé de saturer des lieux qui étaient déjà surfréquentés. Certaines compagnies comme Easyjet, Transavia ou Volotea ont largement poussé à la surconsommation touristique dans leurs campagnes publicitaires. Elles ont aussi été ajouter du trafic dans des endroits qui souffraient déjà d'un trop plein : Barcelone, Florence, Venise, etc.

Il y a pourtant mille autre manières de se ressourcer sur son temps libre et le voyage lointain au soleil n'est aucunement une obligation. La promotion de loisirs moins polluants et l'éducation ont un rôle important à jouer pour ouvrir les modes de consommation des loisirs.

Aujourd'hui on nous enferme dans quelques formes restreintes de vacances avec un voyage imposé, dans des comportements de consommation moutonniers. Il est nécessaire diversifier nos loisirs, comme on a diversifié notre alimentation sans manger systématiquement la même chose ou de la viande...

Il y a des tendances qui s'affirment déjà comme le staycation (vacances à la maison) ou encore le tourisme durable. Je pense que les mentalités sont en train d'évoluer un peu. Il faut juste amplifier cette tendance en nous incitant à consommer de manière plus diversifiée et plus durable.

Les secteurs de l'habillement et de l'alimentation sont en plein là-dedans en ce moment, avec une bonne dizaine d'années d'avance sur le tourisme.
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par intheair »

Et donc on fait quoi ??

On réimpose les plages dynamiques pour éviter le tourisme balneaire ?
On exige des autorisations pour approcher du littoral ?
On devra produire un visa delivré par je ne sais quelle administration avant de monter dans un avion ?
Comme au bon temps du Covid...

Mais si la France le fait, je doute que Dubai, les Sychelles voir même Cuba ne fassent pareil.

Ah restreindre nos libertés au nom du bien, quel programme...
Mais il est vrai que prendre l'avion c'est mal, maintenant des courses de vélo et aller à la plage c'est mal aussi.

Donc cette discussion, le tourisme de masse, n'est que pretexte à imposer un agenda politique qui ne va pas dans le sens des libertés individuelles...
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Mickaël O'Limite »

De nombreuses personnes sont passées aux vêtements de seconde main sans qu'aucune interdiction particulière ne soit nécessaire. Idem pour la consommation de viande. Réduire les questions écologiques à des interdictions est malhonnête et vise juste à décrédibiliser le discours de manière factice. L'information, la promotion et l'incitation sont généralement bien plus efficaces que des mesures coercitives.

Il faut simplement encourager un changement de comportement de consommation. On le fait pour plein de secteurs économiques déjà : énergie, sécurité routière, alimentation, santé, etc.

Une politique d'incitation à voyager autrement et à diversifier ses pratiques de loisirs serait salutaire.
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par intheair »

Nice durcit sa reglementation Airbnb

Les autorisations seront limitées à 1 an au lieu de 6 ans.
Le but est de favoriser les locations à l'année dans une région où le logement est réputé cher et la place limitée, coincée entre mer et montagne.

https://www.lefigaro.fr/nice/face-a-la- ... e-20240716
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Mickaël O'Limite »

Et encore un autre article sur le tourisme de masse et ses ravages. Il serait peut-être temps de prendre conscience de l'ampleur du phénomène dans le transport aérien, surtout si on met tous ses oeufs dans le même panier de la demande touristique.

Tourisme de masse en Espagne : les îles Baléares happées vers le fond ?
LIEN : https://fr.euronews.com/2024/07/12/tour ... rs-le-fond

Une vague de protestation contre les effets nocifs du tourisme de masse déferle sur les sites les plus populaires d'Espagne. La journaliste d'Euronews Valérie Gauriat s'est rendue à Majorque, la plus grande des îles Baléares, pour écouter les habitants qui estiment que leur avenir est menacé.

"Dehors ! Rentrez chez vous !". C'est sous les cris d'un homme, s'époumonant en maillot de bain, qu'est accueilli un groupe de touristes stupéfaits, descendant vers la plage de Caló des Moro, l'une des plus connues de l'île de Majorque, aux Baléares.

L'homme est parmi les dizaines de résidents à s'être levés tôt en ce dimanche matin pour venir occuper le site, et manifester contre la "massification" du tourisme, dévastatrice pour les îles, et la vie de leurs habitants.

"Il y a des croisières tous les jours avec des milliers de personnes. Il y a un vol toutes les minutes ! Des voitures, de la pollution. Les plages et les restaurants sont pleins, les rues sont pleines de monde ! Nous en avons assez", dénonce Joana Maria Estrany Vallespir, du collectif SOS Résidents.


“Le tourisme nous tue”

"En une journée, il y a jusqu'à un million de personnes qui viennent ici ! C'est insupportable", tempête Sara, une jeune manifestante. "Ils effacent notre identité, nous poussent dehors, parce qu'ils ont tout acheté ! Ils disent que Majorque vit du tourisme ? Non, le tourisme vit de nous, et il est en train de nous tuer !".

Majorque, la plus grande île de l'archipel, compte un peu moins d'un million d'habitants. Elle attend cette année quelque 20 millions de visiteurs. Un record absolu.

Le tourisme représente près de la moitié du PIB des Baléares, une manne économique qui ne profite pas à tout le monde.

Les formules "all inclusive" des grandes chaînes hôtelières, ou des compagnies de croisières dont les navires géants accostent chaque jour dans le port de Palma de Majorque, la capitale, ont même l'effet inverse, pour une partie du commerce local.

"Il y a beaucoup de monde, mais les moyens financiers sont moindres depuis la pandémie", explique Kristina, qui travaille dans un bar du centre-ville. "Il y a plus d'offres d'hôtels "all inclusive", plus de locations de vacances. Les gens préfèrent rester dans un appartement et préparer leur propre nourriture. Au mieux, ils vont dans un bar pour boire un verre ou une sangria, parfois en partageant."


Paz et Cecilia tentent de leur côté de résister aux effets du surtourisme, au sein d’un collectif qui cherche à promouvoir le commerce durable et local.

"Ce n'est pas mauvais pour les affaires qu'il y ait autant de tourisme, mais ce n'est pas exponentiel", pointe Paz Talens, qui tient une [boutique de souvenirs](La Insular: Inicio). "En d’autres termes, cela ne veut pas dire que parce que plus de gens viennent, je vends plus. Je gagnais la même chose avec moitié moins de monde".

"Et ce n’est pas seulement une question d’argent, car en fin de compte, il faut trouver un équilibre entre la qualité de vie et les affaires".


"Ça nous enlève notre clientèle qui réside sur l'île", déplore Cecilia Peña Rosselló, qui elle tient un magasin de vêtements. "parce que quand le centre est saturé de gens, ce n’est pas agréable de venir faire ses courses ici. Il n'y a presque plus que des franchises. Ce sont les seuls qui puissent survivre sur les grands axes. La ville perd son identité parce que le commerce traditionnel part. Mais nous, on essaie de lutter encore pour être là, et offrir des choses avec âme".

A la dégradation de la qualité de vie, s’ajoute une pénurie de logements qui frappe les habitants de plein fouet. La flambée des prix de l’immobilier fait notamment fuir les employés des services publics.

Dans une économie axée sur le tourisme, la plupart des emplois sont saisonniers à Majorque. Diego travaille 6 mois par an, comme conducteur de bus touristiques. Tous les jours depuis 8 ans, il transporte les vacanciers entre l’aéroport de Palma et les hôtels de l’ile.

Il gagne environ 2000 euros par mois, et jusqu’à 3000 selon son volume d’heures supplémentaires. Mais ses conditions de vie ne cessent de se dégrader.

"J’aime ce que je fais, j’aime mon travail", affirme Diego. "J'aime vivre ici, mais on me ferme les portes, parce qu’en ce moment, c’est difficile de vivre à Majorque. Il y a des travailleurs du monde entier. Mais il y a des gens qui ne sont pas venus cette année à cause des loyers".

Après une séparation, Diego, a choisi de vivre dans le camping-car dont il était propriétaire.

Le marché locatif et de l’immobilier sont devenus inaccessibles pour lui. "La seule option est de vivre de cette manière", assure-t-il. "Parce que les logements sont faits pour les étrangers, et les prix sont pour les étrangers, ils sont prohibitifs". "Si un promoteur immobilier vient construire un appartement d'une valeur de 350 000 euros, ce n’est pas un appartement que n’importe quel Espagnol peut acheter. Ici, la priorité est donnée aux permis de construire pour les constructions les plus chères. Et pour les gens normaux, il n'y a rien. J'ai envisagé plusieurs fois de quitter Majorque à cause de cette situation".

Et il n'est qu'à quelques pas de sa fille, Flore, qui vit, elle aussi, dans un camping-car. Une vie que la jeune femme préfère à la colocation, option à laquelle doivent recourir de plus en plus de jeunes travailleurs à Majorque.

"Je travaille comme serveuse", explique Flore, "et je gagne très bien ma vie par rapport à d'autres endroits en Espagne. Mais même avec ça, louer un appartement pour une personne est une chose qu’on ne peut pas se permettre. On ne peut pas s’offrir la liberté et l'indépendance que j’ai ici. En vivant de cette manière, je suis tranquille. J’ai une liberté qu’on n’a pas dans une colocation".

La surexploitation des attraits touristiques de Majorque s’accompagne d’une précarité croissante, souligne une ancienne conseillère municipale de gauche, qui pointe du doigt la spéculation internationale et la complaisance de la nouvelle majorité de droite.

"Des gens très riches ou des entreprises avec beaucoup de capitaux viennent ici pour investir, pour acheter des maisons", indique Neus Truyol, sociologue vivant à Palma, "car ils savent que le prix du logement augmente chaque année, et c'est donc une activité de spéculation très rentable. Ou bien ils les utilisent pour leurs vacances temporaires. Mais les prix du logement ou du panier de la ménagère, parce que nous sommes sur une île où 80 % des produits frais viennent de l'étranger, sont si élevés, que les familles qui travaillent n'arrivent pas à joindre les deux bouts".

"Certaines mesures ont été prises ces dernières années, qui d'une part ont interdit la location touristique d'appartements à Palma, car cela contribuait évidemment aussi à la hausse du coût du logement. Le nombre d'hôtels autorisés dans la ville a également été limité. Mais maintenant, toutes ces initiatives sont en train d’être stoppées".

La municipalité comme le gouvernement de Majorque ont décliné nos demandes d’interview.

Face à la colère grandissante de la population, les autorités locales ont promis de nouvelles mesures pour limiter le tourisme de masse.

Des solutions jugées purement cosmétiques par la responsable de la principale organisation de défense de l’environnement à Majorque. Le changement climatique, dit-elle, rend d’autant plus urgente une réforme radicale et une diversification du modèle économique de l’île.

"Plus de la moitié des 54 communes de Majorque n'ont pas d'eau potable à leur robinet", se désole Margalida Ramis, présidente de l'organisation GOB. "Il y a des restrictions d'eau dans plusieurs municipalités. "Ces restrictions d'eau ne sont jamais imposées au secteur hôtelier, qui continue d’en consommer deux à trois fois plus, par personne, par touriste, que par habitant". " La protection des sols fertiles et la protection des ressources en eau devraient être deux enjeux stratégiques du point de vue des politiques économiques", poursuit-elle, "mais ce n’est pas le cas. La réalité est qu’on envisage actuellement d’augmenter la capacité opérationnelle de l’aéroport de Palma, et d’agrandir le port de Palma. Il y a aussi un décret-loi qui permet d'augmenter les places touristiques sur les terres rurales. De toute évidence, nous poursuivons et accélérons, disons, notre chemin vers l’effondrement".

Selon les estimations, le nombre de touristes en Espagne doit battre un record historique en 2024.
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par intheair »

Mickaël O'Limite a écrit : ven. 19 juil. 2024, 14:54 Et encore un autre article sur le tourisme de masse et ses ravages. Il serait peut-être temps de prendre conscience de l'ampleur du phénomène dans le transport aérien, surtout si on met tous ses oeufs dans le même panier de la demande touristique.
Pas un probleme du tourisme de masse mais du surtourisme, nuance importante.

J'ai envie de répondre aux habitants qu'ils se trompent de cible.
Ce n'est pas les touristes ce problème mais leurs policiens... qu'ils elisent !!

Je suis déja allé aux Baléares dans une zone hoteliere et tout vivait bien.

Je ne sais pas si depuis des hotels se sont construits, peut être, ou si des immeubles d'habitation ont été convertis. Mais le hic est que de nombreux logements d'habitation ont été transformés en locations de courte durée.

Aux politiques locaux de réduire cela, par des licences. Saint Malo l'a fait, Nice est en train de durcir également. A eux d'agir et de faire que l'activité touristique ne submerge pas le territoire et également de développer d'autres activités pour faire vivre le territoire.

Même raisonnement pour les croisières en limitant les capacités d'accueil des ports.

Au touriste aussi d'aller dans des endroits plus à l'écart, les compagnies réseau le permettent.
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Mickaël O'Limite »

Je remets ici cette définitions à toutes fins utiles :

Le tourisme de masse désigne l'évolution prise par tourisme dans de nombreux pays industrialisés dans les années 1960, quand la masse de la population a pu voyager et soutenir le secteur économique du tourisme, grâce à la croissance du pouvoir d’achat, la généralisation des congés payés, et des moyens de transports et d'hébergement plus accessibles, une "massification" qui a fait émerger le souhait de son évolution vers le tourisme durable.
RÉAU Bertrand, 2011, Les Français et les vacances. Sociologie des pratiques et offres de loisir, Paris, CNRS, 235p.
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Mickaël O'Limite »

intheair a écrit : ven. 19 juil. 2024, 15:47
Mickaël O'Limite a écrit : ven. 19 juil. 2024, 14:54 Et encore un autre article sur le tourisme de masse et ses ravages. Il serait peut-être temps de prendre conscience de l'ampleur du phénomène dans le transport aérien, surtout si on met tous ses oeufs dans le même panier de la demande touristique.
Pas un probleme du tourisme de masse mais du surtourisme, nuance importante.

J'ai envie de répondre aux habitants qu'ils se trompent de cible.
Ce n'est pas les touristes ce problème mais leurs policiens... qu'ils elisent !!

Je suis déja allé aux Baléares dans une zone hoteliere et tout vivait bien.

Je ne sais pas si depuis des hotels se sont construits, peut être, ou si des immeubles d'habitation ont été convertis. Mais le hic est que de nombreux logements d'habitation ont été transformés en locations de courte durée.

Aux politiques locaux de réduire cela, par des licences. Saint Malo l'a fait, Nice est en train de durcir également. A eux d'agir et de faire que l'activité touristique ne submerge pas le territoire et également de développer d'autres activités pour faire vivre le territoire.

Même raisonnement pour les croisières en limitant les capacités d'accueil des ports.

Au touriste aussi d'aller dans des endroits plus à l'écart, les compagnies réseau le permettent.
Si les électeurs et leurs votes vous posent un problème, vous avez alors un problème avec la démocratie. C'est embêtant parce que les personnes qui font la promotion de régimes non-démocratiques peuvent faire l'objet de poursuites et condamnations...
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par intheair »

Pas un soucis de definition.
Mais la distinction entre tourisme de masse et sur tourisme.
Les Canaries, les Baleares, la Costa Brava se sont developpés avec le tourisme de masse.
Mais actuellement sont victimes du surtourisme, c'est à dire que le nombre de touristes est devenu trop important pour un territoire qui était pourtant conçu pour en accueillir beaucoup.

Vous avez des endroits qui sont victimes de surtourisme alors qu'ils n'etaient pas conçus pour du tourisme de masse (par exemple en Suisse le village d'Iseltwald ou le restaurant de montagne d'Alpstein).

Je n'ai aucun soucis avec la democratie bien au contraire.
J'ecris que les griefs de la population locale doivent s'exprimer au niveau politique. Aux élus locaux d'agir justement et à eux de prendre les décisions et de mener la politique pour que les effets du surtourisme soient reduits voir limités.

J'ai cité des villes françaises, fortement touristiques, dont les élus ont pris des mesures. Il me semble que même La Baule souhaite le faire.

En démocratie le rôle des élus est de répondre aux besoins de la population. Et si on n'est pas content de ses élus, on vote pour d'autres la fois suivante.

Les Baleares comme les Canaries resteront une destination de tourisme de masse, c'est une grande partie de leur richesse.

Mais si d'un côté c'est une conséquence du développement du transport aérien en particulier à bas tarif, de l'autre c'est aux territoires de gérer l'afflux. Ce n'est pas en limitant les vols que l'on y arrivera mais en limitant les capacités d'accueil que la regulation se fera.

Nous sommes en été mais la Laponie Finlandaise est à mon sens une destination problématique une partie de l'année (et pas du au tourisme balnéaire pour le coup).
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Gosselies »

La scène s’est déroulée il y a quelques jours sur l’île de Crète et est la conséquence d’une mesure prise par la Grèce pour lutter contre le surtourisme : des vacanciers se sont jetés à l’eau depuis leur ferry pour rejoindre la plage paradisiaque de Balos car les autorités ont interdit l’installation d’une plateforme flottante permettant aux bateaux d’accoster.

Cette mesure dissuasive n’a pourtant pas freiné les touristes, impatients de se rendre sur la rive abritant une faune et une flore protégées. Si les bateaux ne sont pas autorisés à accoster sur la plage de Balos, rien ne leur interdit de débarquer les passagers quelques mètres avant la côte.

A malin, malin et demi ... Dur, dur, d'empêcher les gens d'aller où ils veulent !

https://fr.yahoo.com/finance/actualites ... 10603.html
Mickaël O'Limite
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Re: Low-Cost & Tourisme de Masse

Message par Mickaël O'Limite »

Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
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