Emirates a annonce son programme de vols pour le mois d’avril.
Roissy aura 2 AR quotidiens en A380 vs 3 en situation normale
Geneve 1 seul AR quotidien en B77W vs 2
Zurich également 1 seul A380 quotidien vs 1 A380 + 1 B77W
Nice aura 5 AR par semaine en A380 vs 1 quotidien
La desserte de Lyon reprend en A359 3x/semaine
https://www.aeroroutes.com/eng/260322-ekapr26
De som cote
Gulf Air augmente ses capacités, la desserte de Paris reprend 3x/semaine en Dreamliner vs 1 quotidien en A321.
Mais tous les vols partent de Damman, en Arabie Saoudite.
https://www.aeroroutes.com/eng/260319-gfmar26
Rapson a écrit : ↑dim. 22 mars 2026, 09:48
Seulement 6 ans après le Covid, avec une crise aussi importante, Certaines compagnies ne vont pas survivre c’est certains
malheureusement.
Il y a 2 sujet differents selon moi : les compagnies du golfe et les autres.
Dans les
compagnies du Golfe,
Emirates et
Qatar sont suffisamment puissantes pour tenir. Les résultats financiers seront impactés, le trafic va souffir et le développement dea compagnies sera moins fort voir une réduction de l’offre. Mais leurs mega hubs sont si importants pour leurs territoires que les autorités locales vont les aider à tenir. A voir combien de temps la confiance, ébranlée, dans ces destinations et pour les transits va revenir. Il est dit que le voyageur accepte de moneyer sa confiance et le risque avec des offres tarifaires attractives.
Le projet de mega aéroport à DWC, déjà un investissement osé ne pourrait il pas être remis en cause ? Ou sa démesure ne serait pas son plus gros risque ?
Pensons aussi aux très importantes commandes de Fly Dubai et Emirates, dans un contexte de croissance que rien ne semblait arrêter mais désormais remis en cause.
Pour ce qui est de
Etihad, la compagnie se remettait d’une période difficile et avait un plan de développement agressif avec l’arrivée de ses A321LR. Il est aussi clair que la compagnie est stratégique pour Abu Dhabi, mais se croissance actuelle ne sera t elle pas impactée ?
Gulf Air, la compagnie de Bahrein, semble fragile. Elle a récemment recruté l’ex-PDG d’Air Baltic. Elle reprend ses opérations mais pas depuis son aéroport mais de son voisin Saoudien. Certes elle sera soutenue mais quelle place gardera t elle.
Oman Air est un cas différent. La compagnie semble se développer sur un modèle différent, plus axé sur la destination Oman, avec un tourisme de qualité venant une authenticité, que sur le modèle hub. Elle a continué ses opérations quasi normalement mais le territoire a été attaqué par les Iraniens et risque de souffrir de l’image d’insécurité régionale.
Ne pas oublier non plus l’arrivée imminente de
Ryiad Air, qui promet de rivaliser les compagnies du golfe.
Et pourrait prendre des parts de marché à des compagnies fragilisées.
Je me permets de noter que le besoin de transport est important et que les mega hubs auront toujours leur importance, les autres compagnies ne pouvant compenser durablement la capacité de transport.
Par contre sur la clientèle haute contibution : si les compagnies du Golfe sont réputées pour un bon service, les autres compagnies se sont rattrapées.
La majorité propose désormais des sièges affaires avec lit plat et acces au couloir, une classe premium appréciée.
Et ont l’avantage d’offrir un vol direct et non “cassé” en plein milieu.
Si cela peut être appréciable en Économie, cela l’est moins en Affaires.
Or c’est sur ces classes que les compagnies font leurs marges.
Redistribution des cartes à venir en post crise ?
Pour les
autres compagnies, à voir la situation.
Est-ce que la situation actuelle sera un petit passage à vide ?
Si demain le régime Iranien tombe, que la région retrouve une stabilité, que les dégâts causés par les Iraniens aux infrastructures pétrolières / gazières sont limitées, alors les réductions de capacité voir une mauvaise année financière sans plus.
Si à l’inverse la crise perdure, il y a une crise économique très puissante possible. Certains parlent d’une crise plus puissante encore que celle de 2008.
Et dans le pire des cas si les Iraniens attaquent des territoires comme la France avec des missiles, comme ils en ont désormais la capacité, alors on parler du développement de lignes aériennes sera illusoire.
La limite de nos propos est qu’actuellement il y a beaucoup d’incertitudes.
Certains signes évoqueraient une issue du conflit assez rapide.
Pour les compagnies fragiles, la vérité est normalement en post été.
Lorsque la trésorerie des billets payés de haute saison s’épuise et qu’il faut tout de même opérer les vols.
Si la crise dure, possiblement nous la verrons arriver plus tôt.
Supprimer des vols en début de saison été n’est pas un bon signe. Peut-être sera t il suffisant si la crise n’est que passagère.