vincent44 a écrit : ↑mer. 23 sept. 2026, 20:39
Quelques news:
-Les annulations de vols sont très nombreuses à partir du 6/10
-Passage de 41 appareils (elle devait normalement être à 44 avions cet été) à
30 à 35.
-Démenti de Aegean d'une prise de contrôle de Volotea
-Elle licenciera une cinquantaine de personnes dans ses bureaux de Barcelone.
-le groupe négocie une restructuration de sa dette à long terme ainsi qu'une augmentation de capital, afin d'assurer sa viabilité.
-Volotea poursuit le « dialogue » avec les banques en vue d'obtenir 25 millions d'euros pour améliorer sa liquidité.
-la guerre du Golfe a entraîné une hausse de 150 millions de dollars des frais d'exploitation de la compagnie aérienne
https://www.expansion.com/empresas/tran ... 1790184450
https://www.corriere.it/economia/traspo ... 1xlk.shtml
https://www.eleconomista.es/transportes ... recer.html
C'est effectivement repris pas mal partout dans la presse. J'espère qu'ils s'en sortiront. Je ne suis pas tout le temps d'accord avec leur choix stratégiques même si la réalité du marché en volume et les faibles marges ont imposé de suivre les tendances lourdes, notamment les vols soleil.
Ils ont su rouvrir le marché domestique ici et là, particulièrement en France, mais aussi en Italie. Sur le tourisme, le cycle approchait déjà la fin de croissance quand ils sont arrivés, avec 10 ans de retard sur leurs concurrents bien plus gros.
Peut-être que le choix trop aisé des 319/320 de seconde main a été malheureux, c'est toujours plus facile à dire après coup évidemment.
Je ne sais pas si un scénario avec des E90/E95 et/ou un focus plus prononcé sur le domestique et le VFR auraient pu changer la donne. C'est une hypothèse que j'émets.
Avec le prix actuel du jet A1, tous les marchés à faibles marges et forte sensibilité au prix des voyageurs sont potentiellement menacés en ce moment. Même Lufthansa est en perdition.
Les pays plus nordiques devraient garder un marché relativement solide malgré un repli relatif par le manque d'alternatives terrestres pour des vacances ensoleillées et un niveau de vie qui les rend moins sensibles aux hausses de prix.
Au départ de la France, de la péninsule ibérique et de l'Italie, il y a un vrai risque de rapatriement des consommateurs sur leur marché domestique par la route ou le rail, voire le staycation.
Volotea est très implantée en Europe du Sud. Les lignes qui ont les composantes touristiques les plus fortes sont désormais à risque si le yield est trop bas.
Les Canaries sautent en premier pour le secteur de vol (part élevée du carburant dans le coût) et la nature de la demande exclusivement touristique, avec beaucoup d'achats compulsifs de package pour des secondes vacances dans l'année (pas les premières "grandes vacances" moins sensibles au prix).